Coupe Afro mal vue?

La << Culture>> fait partie du mode de vie de l'homme. C'est à ce juste titre qu'elle figure au nombre des catégories qui composent le menu <<lifestyle>> de mon Blog. J'y aborderai les sujets d'ordre politique et socio-culturel. 

Le cheveu dérangeant, est le sujet brûlant qui me tient actuellement à cœur. Cet article vient donc en soutien aux lycéennes sud-africaines et à toutes celles qui vivent encore aujourd'hui des situations simillaires.

  Pour rappel 

Le 29 Août 2016, un lycée prestigieux de Pretoria interdit aux lycéennes le port de leurs cheveux Afro. Ce règlement intérieur dont le caractère raciste n'est plus à démontrer, s’est rapidement vu vouer à l'échec. Grâce aux soulèvements déterminés des lycéennes qui, malgré leur jeune-âge ont pu obtenir gain de cause. 

Encore faut-il rappeler le soutien remarquable des autorités locales et la pétition qui a rassemblé plus de 10.000 signatures. Ces jeunes filles sont désormais libre de porter leur Afro au sein dudit lycée.

Cette affaire a fait couler beaucoup d'encre et a particulièrement indigné la communauté africaine. Il est profondément triste et aberrant d’assister à ce genre de choses encore au 21ème siècle.  Complexer des enfants de cet âge, c'est leur ouvrir grandement les portes du non-naturel, avec tout ce que cela implique de nos jours. Et dire que, ceci se passe en Afrique du Sud.

Doit-on conclure que les luttes acharnées de Nelson Mandela en tant que défenseur illustre de la liberté d'expression et de la tolérance dans ce pays ont été vaines? 

La réponse est sans appel, si 24 ans après l’apartheid, on n’est toujours pas libre d'être soi-même. L'humanité ne régresserait-elle pas?. Pendant que, les mouvements « NAPPY »(composé de deux mots anglais Natural et Happy=>>Nappy signifie être heureux avec ses cheveux naturels), aujourd’hui répandus de par le monde, font prendre conscience à la femme africaine qui se trouve de plus en plus belle avec des cheveux au naturel. Et qui, de ce fait, fait ses adieux aux produits défrisants toxiques et nocifs pour sa santé. 

On en vient tout de même à la décourager au motif, qu'elle n'a pas des cheveux soignés, l'obligeant à les lisser ou les coiffer. Pour autant, il en faut beaucoup plus, pour stopper l'élan de la femme africaine engagée et résolument assumée. Parce qu'il y a longtemps, qu'elle a compris qu'elle n'a pas à avoir honte de ses cheveux naturels, qui ma foi, n'ont pas été fabriqués par elle. Elle a compris justement que, cela y va simplement de l'acceptation de soi. Quelque soit notre origine, nous avons tous été créés telle que nous sommes, blancs, jaunes, rouges, verts, noires, avec nos cheveux lisses, souples ou crépus. 

Tolérez ma métaphore, c'était une façon d'expliquer que la diversité entre les hommes ne relève aucunement d'une œuvre humaine. Et par conséquent, personne ne devrait avoir honte de quelque chose dont il n’est pas lui-même responsable. Nelson Mandela ne rêvait-il pas lui aussi d'une nation << Arc-cen-ciel>>?. Il en faut de tout pour faire un monde, et nulle n'a le droit d'empêcher cette diversité culturelle. 

 

Nombre d'écrivains en ont également fait leur préoccupation, ces dernières années . A travers leur œuvre Afro !, la journaliste militante, Rokhaya Diallo et Brigitte Sombié, célèbrent le nappysme, un mouvement en faveur du port des cheveux crépus ou frisés au naturel. Selon elles, cette tendance actuelle ne correspond pas seulement à un choix esthétique ou à une nouvelle mode. Derrière ce phénomène se cache un engagement, une prise de conscience de soi. « La revendication de sa propre beauté capillaire au naturel signifie la réappropriation d’un trait physique lourdement stigmatisé et marginalisé ».

Cependant, bien de femmes noires restent encore septiques à l’idée de porter leurs cheveux au naturel. Animées certainement par la crainte de l’inconnu. A quoi ressemblerais-je ? Devrais-je tout couper ? Par où commencer ? Puis-je aller au boulot avec mes cheveux crépus ?.



Pour avoir vécu cette expérience de retour aux cheveux naturels, je peux vous dire, que la meilleure façon de faire face à ses craintes, est de les affronter. Alors lancez-vous ! Optez pour un big chop par exemple en faisant une grande coupe et recommencez de zéro. Ou alors, faites une transition en faisant cohabiter cheveux défrisés et cheveux naturels progressivement.

De plus, il existe plusieurs produits pour cheveux crépus, qui vous faciliteront la vie. Il est aussi motivant de rappeler, que vous pouvez nous permettre tout type de coiffure avec vos cheveux naturels. Alors pourquoi s’en priver ? Plus nous nous assumerons, moins nous nous indignerons. 

Car malheureusement, cette discrimination est encore loin de connaitre une fin probante. Plusieurs autres pays telle que les Etats-Unis, les Antilles, et j’en passe, continuent une lutte identitaire permanente. Selon des témoignages avérés, des élèves se voient interdire d’admission dans certaines écoles aux Antilles à cause leurs cheveux jugés hors normes scolaires.

Pour conclure, je dirai que la liberté d’expression implique celle de tout notre être. Et de ce point de vue,  une Liberté CAPPILAIRE ne serait que respect de l'autre.

18 comments

  1. Je suis en accord avec ton article. J’arbore fièrement ma touffe au naturel. Merci pour ce bel article. Belle coiffure au passage ;). Kiss

  2. Waouh super article qui m’a beaucoup touché ! Je ne comprendrais jamais tout ces gens qui font de la discrimination raciale…on est tous égaux et peu importe notre coupe de cheveux …enfin bref le problème est là depuis bien longtemps et je souhaite qu’un jour les gens changent et acceptent leur prochain mais je crois qu on peut toujours rêver …

    Bisous
    Sabrina

  3. J’adhère
    Bel article ma GYGY
    Soit disant que la touffe empêche les enfants au fond de la salle à mieux voir ce qui se passe au tableau.
    Imposons nous au occidentaux des cheveux crépus afin nous ressembler ?
    Non, alors libre à chacun d’adopter un style ou du moins maintenir son style racial.

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